Rédiger un mémoire, ce n'est jamais un long fleuve tranquille. On commence motivé, parfois même inspiré… puis on se rend vite compte que la tâche est plus complexe que prévu. Et c'est normal : un mémoire demande une vraie méthode, un fil conducteur, et un minimum de stratégie.
Avec l'expérience, j'ai remarqué que trois erreurs reviennent presque systématiquement chez les débutants. Elles font perdre du temps, de l'énergie, et parfois même le fil du sujet. Les voici, accompagnées de quelques conseils simples pour les éviter.
1. Un sujet trop large… ou trop vague
Pourquoi c'est un problème ?
On choisit un sujet parce qu'il nous intéresse, parce qu'on l'a vécu, ou parce qu'il « sonne bien ». Mais ce sujet, trop vaste ou mal défini, devient vite impossible à traiter correctement.
Conséquences d'un sujet trop large :
- Problématique floue
- Plan qui part dans tous les sens
- Manque de profondeur
- Risque élevé de hors-sujet
Bref, on se noie.
Comment faire autrement ?
- Réduire le cadre, vraiment.
- Préciser un contexte, un public, une période, un angle.
- Se poser la question : « Est-ce faisable dans le temps et le nombre de pages imposés ? »
Si la réponse est non : réduire encore.
2. Une problématique inexistante… ou bricolée au dernier moment
Beaucoup se lancent dans le mémoire sans avoir posé la question centrale qui va guider tout leur travail. Ils écrivent des pages et des pages en espérant qu'une problématique finira par apparaître toute seule.
Spoiler : ce n'est jamais le cas.
Sans problématique solide, on obtient :
- Un mémoire descriptif
- Une analyse superficielle
- Un travail qui ne démontre rien
On tourne autour du sujet sans jamais vraiment entrer dedans.
Pour faire mieux :
- Partir d'un véritable questionnement : tension, paradoxe, difficulté de terrain, constat
- Transformer ce questionnement en une question claire, précise et intéressante
- Vérifier que chaque partie du plan sert à répondre à cette question, et rien d'autre
3. Se précipiter dans la rédaction
Par peur d'être en retard, on commence souvent à écrire trop tôt. On rédige alors sans plan clair, sans cadre théorique structuré, sans méthode définie.
Résultat :
- On réécrit plusieurs fois
- On se perd dans les versions
- On s'épuise
Effets de cette précipitation :
- Beaucoup de travail pour peu d'efficacité
- Impression de “patchwork”
- Cohérence générale difficile à rattraper
La bonne approche :
- Prendre le temps de construire un plan solide, même provisoire
- Clarifier les concepts clés
- Choisir la méthode (ou les méthodes) à utiliser
- Rédiger ensuite, une fois les fondations posées
Conclusion
Un mémoire réussi, ce n'est pas une question de talent, mais de méthode. Les trois clés sont simples :
- Un sujet bien cadré
- Une problématique claire
- Une rédaction qui arrive au bon moment, une fois les bases posées
En évitant ces trois erreurs, vous gagnerez du temps, de la fluidité… et beaucoup de sérénité.

